Ces cosmétiques qui veulent notre peau!

Ce qui n'est pas inscrit au dos de vos produits

 #attention #pertubateur

Ces cosmétiques qui veulent notre peau!

Nous savons tous que les cosmétiques ne se contentent pas de nettoyer, hydrater, purifier, détoxifier, repulper, parfumer, protéger, peau de bébé… Ils contiennent aussi une part non négligeable de produits douteux pour notre santé, mais également pour l’environnement.

Cependant, l’industrie cosmétique a déjà bien rodé sa soupape, à coups de contre-études scientifiques prouvant l’absence de nocivité des produits, de manque de transparence et d’incitation au doute quant aux études publiées dézinguant certaines substances.

Car oui, cela peut faire désordre, quand votre produit aux principes actifs révolutionnaires (qui ne constituent souvent pas plus de 3% du total des ingrédients) contient des molécules plus que douteuses. Il est question de substances probablement cancérigènes, de perturbateurs endocriniens, qui font péter un câble à votre système endocrinien (voir plus bas) ou encore des irritants ou allergisants (par exemple, le SLS-Sodium Laureth/Lauryl Sulfate est également utilisé pour décaper l’huile de moteur, chouette!). Il faut toujours avoir en tête que la cosmétologie est avant tout une industrie qui brasse un fric monstre et notre santé et celle de l’environnement n’est que trop souvent secondaire.

Même si la nocivité de ces substances restera pendant un bon moment controversée, le bénéfice du doute ne nous encouragerait-il pas à éviter ces produits aux substances « à risque » ? Mais voilà, essayer de repérer lesdites substances, ça donne envie de s’arracher les cheveux un par un, alors voici quelques conseils pour repérer et éviter facilement un produit tout pourri:

La plupart du temps, plus la liste est longue, plus ça sent le sapin (on peut trouver jusqu’à 80 ingrédients différents dans une crème). A savoir que les ingrédients sont inscrits dans l’ordre de leur concentration en poids dans le produit.

Les noms barbares ne sont pas nécessairement synonymes de substances dangereuses, il faut donc réussir à repérer les plus critiques afin de les éviter :

Voici un guide à télécharger de l’association QueChosir avec les 12 substances à fuir absolument.

Le site La vérité sur les cosmétiques, qui a démocratisé le déchiffrage d’étiquettes. Cette véritable bible permet d’être rapidement fixé sur la composition d’un produit : il suffit simplement d’entrer le nom de la substance dans le moteur de recherche du site.

Certains cosmétiques sont très faciles à faire à la maison, et certaines huiles végétales, huiles essentielles peuvent tout à fait remplir le rôle d’un cosmétique.

En résumé : oubliez les cosmétiques traditionnels, favorisez les labels bio et les cosmétiques fabriqués de manière artisanale (tout en restant vigilants!) et n’hésitez plus à mettre la main à la pâte, faire ses propres cosmétiques est à la portée de nous tous, oui oui tous!

Loin de moi l’idée de vous mettre le moral en berne avec cet article, destiné au contraire à prendre un peu plus le contrôle de ce que nous consommons, en étant conscients des risques et en choisissant le produits en fonction de sa nature véritable et non par rapport à ce que le marketing nous fait avaler tout rond.

C’est quoi les perturbateurs endocrinienns (PE) ?

Ils ont été placés sous les projecteurs notamment par le mouvement des jeunes consommateurs « Génération Cobayes, Non Merci ! »

Ces petites bombes sont présentes dans bon nombres de crèmes, fonds de teints (71%!), dentifrices et autres déos. Ils peuvent apparaitre sous les doux sobriquets de bysphénol, phtalates, paraben et bien d’autres. Les risques associés à ces substances sont les maladies chroniques qui explosent dans notre société, comme les tumeurs mammaires, les diabètes, les hypo/hyperthyroidie, l’infertilité ou les malformations des spermatozoïdes. Plus d’infos

Fanny Desfray