MON FÉVRIER SANS SUPERMARCHÉ

Un mois pour redécouvrir les petits commerces

Les défis qui visent à encourager les citoyens et citoyennes à bouder les grandes surfaces se multiplient. Dans le sillon de Mathilde Golla, journaliste au Figaro qui a popularisé l’action en avril 2016, des villes entières se prêtent au jeu du boycott de supermarchés.

Le but? Encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel.

En ce qui concerne ce dernier point, avouons-le, même en ayant fait une liste stricte, il est très compliqué de ne pas céder aux petits extras qui fleurissent intentionnellement tout au long de notre parcours en caddie. Si vous ne me croyez pas, essayez donc d’aller faire un tour chez IKEA et de n’acheter que la râpe à fromage dont vous aviez besoin!

La motivation première de Mathilde Golla était de trouver une solution à la crise agricole en se passant de la grande distribution.

Je me suis dit que ce serait intéressant de savoir si on peut se passer de ce système de la grande distribution, et si finalement, il est possible d’aller au plus près des producteurs et d’acheter, tous nos produits, même en habitant à Paris, directement auprès des producteurs, racontait-elle à Emmanuel Moreau sur France Inter.

Étant novice dans la « slow consommation », la journaliste a demandé l’aide des internautes qui n’ont pas été avares en conseils et astuces. Résultat de cette grande enquête collaborative: Mathilde Golla consomme mieux sans dépenser plus! Elle a appris à fabriquer certains produits d’entretien et cosmétiques elle-même et a radicalement modifié ses habitudes de consommation, et ce, de manière durable.

Dans le canton de Neuchâtel, en Suisse, Léa Candaux Estevez a lancé une initiative similaire pour le mois de février 2017. Par cette démarche, la jeune femme espère encourager les neuchâtelois à tester d’autres habitudes de consommation et peut-être à les adopter dans leur vie quotidienne.

UPDATE:

D’après les nombreux témoignages de personnes ayant déjà relevé le défi,  « un mois sans supermarché » demande un peu plus de temps et d’organisation au début, mais ne nécessite pas plus d’argent. Une fois les automatismes de la grande distribution envolés, le concept de consommation douce semble plus simple qu’il n’y parait.

Alors? Êtes-vous près à relever le défi?

Leïla Rölli

Si vous aussi vous lancez ou participez à un défi similaire dans votre région, n’hésitez pas à nous contacter (coucou@envertetcontretout.ch) pour que nous puissions poster les informations ici: