LEO AU SECOURS DES SEYCHELLES

L'acteur rachète la dette du pays en échange de la création de deux réserves

Libéré de ses dettes, le pays investira dans la nature

Leonardo DiCaprio et The Nature Conservancy viennent d’enlever un sacrée épine du pied des Seychelles… pour autant que l’archipel situé dans l’Océan Indien, juste en dessus de Madagascar, puisse avoir un pied.

L’acteur écologiste et l’organisme à but non lucratif ont racheté 22 millions de dollars de dettes que les Seychelles avaient constituées auprès de différents pays… mais ce beau geste n’est pas gratuit, non, non!

En échange, les Seychelles s’engagent à créer deux réserves marines majeures autour de deux écosystèmes critiques. En résumé, à la place de rembourser ses empreints, la petite nation investira dans l’environnement.  Rob Guardy, directeur principal du développement de produits chez TNC annonce déjà que d’autres échanges similaires devraient voir le jour d’ici 3 à 5 ans, pour une somme totale qui pourrait avoisiner le milliard de dollars.

Et au cas où vous vous poseriez la question, la contribution personnelle de Leo s’élève, quant à elle, à 1 million de dollars. Joli don d’un des plus fervents défenseurs de l’environnement que compte Hollywood!

Une zone protégée de la taille de la Grande-Bretagne

Cette initiative novatrice d’échange de dettes est une grande première! Et elle pourrait potentiellement amener d’autres organismes à mener des actions similaire un peu partout sur la planète. Un bel espoir pour les fonds marins, de plus en plus menacés par la pollution, la surpêche et, évidemment, le réchauffement du globe terrestre.

« Cet effort aidera le peuple des Seychelles à protéger son océan pour les générations futures et servira de modèle pour de futurs projets de conservation marine dans le monde entier. Ces actions signifient que toutes les espèces vivant dans ces eaux, ou migrant à travers elles, sont maintenant bien mieux protégées contre la surpêche, la pollution et le changement climatique. » – Leonardo DiCaprio

D’après The Nature Conservancy, les deux réserves couvrent une surface presque aussi étendue que le Royaume-Uni et abritent de vastes récifs coralliens et certaines des créatures marines les plus rares du monde, comme des lamantins ou des tortues géantes.

Miser sur la biodiversité et l’écotourisme

D’ici 2022, presque toutes les activités humaines seront interdites dans ces zones protégées dans lesquelles de nombreuses espèces se reproduisent. La plupart des sortes de pêches, la pollution et les activités extractives seront bannies.  Adopter de telles mesures pourrait permettre aux récifs coralliens et aux populations de poissons de se rétablir, et ouvrir de nouvelles opportunités pour l’écotourisme. L’industrie du tourisme emploie actuellement 43% de la population active de l’archipel.
Et ce concept est plutôt sympa. On pourrait imaginer des actions citoyennes pour aider des commerces et fermes indépendantes à éponger leurs dettes en échange d’efforts pour diminuer les déchets, favoriser des produits locaux ou encore faire baisser leur consommation d’énergie. À nous de jouer!
Leïla Rölli
Sources: The Guardian