LA BOULEVERSANTE VIDÉO DE SEA SHEPHERD

"The Plastic Ocean" campagne choc pour une biodivesité qui suffoque

The Plastic Ocean

L’heure est grave. Le plastique sature les océans. La biodiversité suffoque… et pourtant, l’humanité ne cesse de produire toujours plus d’objets en plastique, souvent à usage unique, sans véritable plan pour éliminer ces déchets qui finissent en grande partie dans la nature.

En 2016, à Davos, La Fondation Ellen McArthur révélait les terribles résultats de son étude sur le futur de nos océans. D’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les mers du globes. D’autres parts, nous apprenions, il y a quelques jours que le fameux continent de plastique qui s’étend au large d’Hawaii, atteindrait une taille avoisinant trois fois celle de la France, bien plus que ce que l’on imaginait jusque là, et que d’autres « îles » similaires se seraient formés ailleurs sur la planète.

L’ONG Sea Shepherd, redoutable défenseure de la faune marine, a lancé, ce mardi 10 avril, sa nouvelle campagne choc pour alerter le grand public sur la gravité de la situation.

Chaque année, plus d’un million d’animaux sont tués par des déchets plastiques.

Et ce dramatique constat ne prend pas en compte l’effet des particules de plastique, ces perturbateurs endocriniens qui saturent notre environnement et nuisent à la santé de tous les organismes vivants, nous compris.

Le Capitaine Cornelissen, PDG de Sea Shepherd Global, nous appelle à assumer nos responsabilités, « Ce que nous avons causé, nous devons maintenant le réparer » et de renchérir à propos du plastique, « Comme une espèce envahissante, elle est en train d’anéantir la faune océanique et de s’emparer de son habitat. Les êtres humains sont à blâmer pour l’introduction de cette substance, la plus mortelle ».

La déchirante campagne de Sea Shepherd réalisée par l’agence FF New York, bien qu’elle soit faite d’images de synthèse, ne pouvait être plus criante de vérité.

Comment agir?

Quelques pistes:

  • Lutter contre le suremballage en faisant comprendre aux industriels et à la grande distribution, par nos achats, qu’il faut réduire drastiquement la quantité de plastique et se tourner vers des alternatives durables.
  • Recycler, réutiliser
  • Préférer des produits dont le contenant est recyclable ou réutilisable
  • Participer à des actions citoyennes de nettoyage des plages
  • Privilégier des matériaux ecofriendly
  • Sensibiliser son entourage
  • Acheter dans les épiceries en vrac
  • Éliminer les objets à usage unique de son quotidien (pailles, gobelets…)
  • Fabriquer ses produits ménagers et cosmétiques (moins de contenants)
  • Acheter sur le marché de l’occasion plutôt que du neuf

Leïla Rölli