TEXTILE: FINI LE GASPI D’INVENDUS EN FRANCE

Le Jeune Engagé est porteur d'une heureuse nouvelle!

Le Jeune Engagé, c’est Johan Reboul. Il a 19 ans, il est étudiant, végétarien, allergique à l’huile de palme et amateur de voyages. Régulièrement, il prend la parole sur En Vert Et Contre Tout pour parler d’écologie positive, des incohérences de notre société et nous présenter quelques pépites durables chinées aux quatre coins de notre planète bleue.

 

Les marques du textile ne pourront

plus jeter leurs invendus en France

 

Chaque année, dans le monde, nous consommons plus de 80 milliards de vêtements. Merci à l’industrie du « Fast fashion » qui nous pousse à acheter des vêtements dont nous n’avons pas besoin en renouvelant les collections tout les 15 jours et en investissant massivement dans la publicité.

Vous les connaissez très bien. Zara, H&M ou encore Mango, ces géants du textile ont propulsé le marché vers la surconsommation. Assez rentable pour eux, le marché du textile est évalué à 1.2 trillion d’euros. (1 millier de milliard)

Si cette surconsommation est aberrante, un aspect peu évoqué empire les choses: plusieurs associations ont dénoncé, au cours des dix dernières années, que les marques jetaient leurs invendus.

Produire plus, jeter plus, gagner plus

​Cela peut sembler irréel, mais les marques sont en effet poussées à jeter car elles sont entrées dans un cercle vicieux où il faut produire toujours plus de vêtements pour répondre à la demande.

De ce fait, la quantité de vêtements importée des pays asiatiques ne correspond pas tout le temps à la demande exacte. Les marques vont donc favoriser la destruction de leurs vêtements pour ne pas favoriser le commerce illégal, mais surtout pour s’assurer que vous achetiez toujours la nouvelle collection à plein prix.

De plus, les marques veulent éviter de donner les invendus à des associations, car voir leurs vêtements sur des gens défavorisés pourrait porter atteinte à leur image.

Le monde ne tourne pas rond. Quand on constate l’importante population qui n’arrive pas à satisfaire ses besoins primaires et d’un autre coté des multinationales qui jettent des quantités de vêtements, il y a un grave problème.

« Depuis 2013, H&M est accusé d’avoir brulé plus de 60 tonnes de vêtements »

L’État français a décidé d’agir à travers sa feuille de route de l’économie circulaire. Dès 2019, les enseignes, vendant en France, devront donner leurs invendus à des associations comme c’est déjà le cas pour les invendus alimentaires. Une belle victoire pour Emmaus qui a lancé l’idée il y a déjà quelques années. Ce projet vise donc a réduire le gaspillage et à encadrer le monde du textile. Il reste encore à voir comment l’État va réussir à contrôler le marché très opaque du textile.

À nous de jouer!

De notre coté, nous avons la possibilité de faire changer les choses en consommant de manière plus responsable. Dans un premier temps, nous devons baisser notre consommation basée sur la simple envie. Il est vrai qu’il est parfois difficile de ne pas céder à ses envies, mais il est important de penser à l’impact environnemental que nous avons. De plus, les alternatives existent aujourd’hui pour s’habiller de manière durable sans dénigrer son style. Des marques comme Hopaal, 1083 ou encore Veja ont prouvé que la mode pouvait être écologique!

NDLR: Pensez aussi au troc entre amis, petites annonces et boutiques deuxième main, en achat ou en location!

 

« Le Jeune Engagé » Johan Reboul

Envie de découvrir l’univers du « Jeune Engagé »? Vite! Allez faire un tour sur son site: www.lejeuneengage.com

 

Sources : Novethic
Huffington Post