EN 2018 LES ORANGS-OUTANS EXISTAIENT ENCORE

Le Jeune Engagé nous alerte sur une extinction programmée

Le Jeune Engagé, c’est Johan Reboul. Il a 19 ans, il est étudiant, végétarien, allergique à l’huile de palme et amateur de voyages. Régulièrement, il prend la parole sur En Vert Et Contre Tout pour parler d’écologie positive, de déforestation aussi, et nous présenter quelques pépites durables chinées aux quatre coins de notre planète bleue.

Nous étions en 2018, les orangs-outans existaient encore.

A l’approche de l’année 2025, nous apprenons que tous les orangs-outans sauvages ont disparu des forêts en Indonésie et en Malaisie. Cela n’est pas une surprise quand on constate qu’il ne reste plus un hectare de forêt sur les îles asiatiques. Malgré les avertissements des associations, les pétitions sur internet ou encore l’appel au boycott, la production d’huile de palme a continué d’augmenter dans le monde au détriment des forêts. Résultat, il n’y a plus de biodiversité en Indonésie, l’orang-outan n’est visible qu’au zoo et les glissements de terrains sont devenus événements récurrents dans le pays.

Pourtant, en 2018, nous avions encore le choix et la possibilité de réduire au maximum notre consommation en huile de palme. Nous pouvions regarder les ingrédients sur les produits. Les alternatives étaient abondantes ce qui ne limitait pas le consommateur dans ses achats. On savait que Total utilisait de l’huile de palme dans le biocarburant, on pouvait donc changer de station-essence. Le combat contre l’huile de palme était devenu une habitude pour beaucoup de citoyens engagés. Le changement était amorcé. Mais alors, pourquoi les forêts ont-elles disparu de l’Indonésie et de Malaisie?

Si le combat était très actif en 2018, les années qui suivirent n’eurent pas le même effet. Beaucoup de consommateurs n’ont plus fait attention aux produits qu’ils achetaient, par manque de temps ou par manque de volonté, les citoyens eurent d’autres préoccupations. Les publicités omniprésentes des industriels ventant l’huile de palme durable ont également eu leur rôle à jouer. En affirmant que l’huile de palme était désormais issue d’une agriculture durable, les consommateurs ont été victimes de ce que l’on appelle le greenwashing.

Pourtant sur le terrain, la situation restait inchangée, les bulldozer démolissaient, et démolissaient encore sans état d’âme. Aucune réglementation, aucun contrôle ne pouvaient menacer leur business lucratif.

Un univers à deux visages qui eut comme conséquence la destruction d’un lieu unique pour la biodiversité.

En apprenant la disparition de l’orang-outan, les consommateurs se sont levés face aux industriels, le boycott n’a jamais été aussi puissant. Les entreprises se sont toutes engagées à replanter en Indonésie. Mais c’est trop tard. Retrouver une biodiversité en Indonésie n’est plus possible. La vie a été rayée de la carte. Le pays est devenu le symbole des conséquences de la mondialisation et de la course au profit. Si seulement le consommateur avait pris conscience du pouvoir de son portefeuille et de sa voix.

Et si nous évitions ce scénario catastrophe? Les alternatives existent, réduisons notre consommation d’huile de palme, interpellons les industriels sur le sujet, faisons du bruit, soutenons les associations. N’abandonnons pas nos forêts pour notre simple confort. Un confort qui ne saurait être qu’éphémère, au lieu de pouvoir être durable, lui aussi.

« Le Jeune Engagé » Johan Reboul
Corrections par Matthieu Gazeau

LA PÉTITION CONTRE TOTAL

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