TOURISME: MALTRAITANCE ANIMALE CAUTIONNÉE

Le Jeune Engagé s'oppose à l'exploitation animale

Le Jeune Engagé, c’est Johan Reboul. Il a 19 ans, il est étudiant, végétarien, allergique à l’huile de palme et amateur de voyages. Régulièrement, il prend la parole sur En Vert Et Contre Tout pour parler d’écologie positive, de déforestation aussi, et nous présenter quelques pépites durables chinées aux quatre coins de notre planète bleue. Dans cet article, il a voulu nous alerter sur une détresse silencieuse, celle des animaux dans l’industrie du tourisme.
Cette photo a été prise en septembre 2017 dans le Vieux-Port de Montréal. Un cheval s’effondre en pleine rue après avoir attendu plusieurs heures débout. Cette image n’a pas vocation à faire du sensationnalisme. Je l’utilise simplement pour rappeler la réalité derrière la plupart des attractions avec animaux. Ce cheval n’est pas fait pour passer 9h de sa journée dans les rues encombrées de Montréal. Pourtant, beaucoup de touristes trouvent cela fort amusant de se faire balader en calèche dans la vieille ville. Les chevaux ne sont pas les seules victimes du business touristique. Que ce soit les ânes en Grèce, les orques de Marineland, les tigres de Thaïlande ou bien les éléphants des cirques, nous utilisons les animaux comme de vulgaires produits pour répondre à un tourisme en quête de dépaysement. Nous sommes en 2018, il est temps de mettre fin à ces pratiques en découvrant que la visite d’un pays peut se faire sans exploitation.

« Ils ont l’air heureux »

La plupart du temps, si vous interrogez une personne qui s’est payée un tour d’éléphant ou des tickets pour Marineland, celle-ci va vous expliquer que les animaux sont heureux et qu’ils sont bien traités grâce à des professionnels à leurs cotés. Cette analyse se base sur la simple apparence des animaux quand l’attraction est ouverte aux touristes. Pourtant, nous ne pouvons pas nous arrêter là.
L’industrie touristique est conçue pour ne pas élever des soupçons. Quitte à nommer son industrie « dispensaire » ou faire de la publicité sur les deux hirondelles sauvées par équipe pour continuer à maltraiter en paix. La réalité est dure. Les animaux qui sont entrainés pour faire des spectacles ne sont pas nés avec des dons. Ils ont été forcés à apprendre et à répéter des numéros en boucle. L’exemple de l’éléphant est le plus parlant. Ce majestueux mammifère est utilisé en Asie mais également dans nos cirques occidentaux pour nous impressionner en faisant des galipettes ou en jouant au foot.

En voyant la tête de l’animal, on ne pourrait pas soupçonner la souffrance que celui-ci a endurer pour en arriver là. « L’éducation » d’un éléphant pour l’industrie touristique est dévastatrice. Séparé de sa mère et battu à longueur de journée, un éléphanteau sera complètement détruit psychologiquement avant de pouvoir faire des acrobaties. Si vous avez une envie de pleurer, cette vidéo montre en image le processus atroce que va subir l’éléphant.

Pour ce qui est des simples promenades à cheval, à dos d’âne ou bien de chameaux, la triste réalité se fait sur le long terme. Ces animaux vont passer toute leur journée, 7 jours sur 7 à attendre et promener des touristes. Entre la pollution de l’air d’une ville encombrée ou simplement la dangerosité du trafic automobile, l’espérance de vie de ces bêtes est assez courte. Plusieurs vidéos ont émergé ces dernières années ou l’on voit des chevaux percutés par des voitures dans le centre-ville de New York. Des dizaines d’alternatives existent pour arrêter de faire subir une telle violence gratuite à ces animaux. A Montréal, le gouvernement souhaite remplacer les calèches avec chevaux par des calèches électriques. Comme l’évoque le conseiller de l’administration de la ville Sterling Downey : « Ce que veulent les touristes, ce n’est pas un animal [avec une calèche]. C’est un guide, avec un costume, qui va leur parler de l’histoire de Montréal. »

Vous aurez compris, cet article tente de dénoncer le business du tourisme qui jusque-là est resté impuni sous couvert de plaisirs des vacanciers et de bons rendements pour les villes. Ces attractions sont encore présentes car beaucoup de gens ne connaissent pas la réalité qui se cache derrière. Il faut arrêter avec le mythe éducationnel, comme quoi voir un orque sauter dans une piscine serait un bon moyen d’apprentissage pour les enfants. C’est faux, un orque est un animal sauvage qui vit au large. Arrêtons de transformer la réalité pour répondre à notre petit confort d’humain qui nécessite que tout soit à portée de main. Il y a certaines choses que l’on ne peut pas contrôler, il faut l’accepter. 

Cela ne sert à rien de culpabiliser pour des attractions auxquelles vous avez participé dans le passé. Vous avez la connaissance dès aujourd’hui de ne plus soutenir ce genre de pratiques mais surtout de sensibiliser autour de vous pour que le plus grand nombre soit au courant.

« Le Jeune Engagé » Johan Reboul

Envie de découvrir l’univers du « Jeune Engagé »? Vite! Allez faire un tour sur son site: www.lejeuneengage.com