CHANGEMENT CLIMATIQUE: QUEL SONT LES MEILLEURS « LAITS » VÉGÉTAUX?

Cloé a traduit pour nous un article de la BBC

« Tu bois du lait de soja? Le lait de vache local c’est clairement plus écolo et naturel! »
« Les laits végétaux ? JAMAIS ! »

 

Bonjour à toutes et tous !

Je vous propose aujourd’hui la traduction d’un article paru dans la rubrique « science & environment » du site de la BBC, dont le titre est : « Climate change: Which are the best vegan milks? »

Vous l’aurez compris, on y parle du meilleur lait à choisir lorsque l’on fait attention à son empreinte environnementale ! Et non, on n’y compare pas les laits de vaches, chèvres ou autres espèces animales, mais bien le lait d’origine animale avec différents « laits » végétaux !

Je me permets d’ailleurs d’utiliser le terme « lait » entre guillemets pour parler de ceux issus des végétaux, car il faut, ma foi, avouer que le terme « boisson » ou « jus » ne les rend pas très sexy… Mais bref, voici le fameux article ! :

Changement climatique : Quels sont les meilleurs « laits » végétaux ?

La popularité des aliments végétaliens ne cesse de croître et le mois de janvier est considéré comme une période « traditionnelle » pour les essayer. (NDLT : grâce à des actions comme « veganuary » 🙂 )

Les alternatives au lait à base de lait de vache, comme l’avoine, le soja, les amandes ou la noix de coco rencontrent d’ailleurs un intérêt croissant, avec des ventes en hausse au Royaume-Uni. Une étude scientifique suggère que les émissions de gaz à effet de serre de la production de « laits » d’origine végétale sont inférieures à celles du lait de vache.

Mais quel « lait » a le moins d’impact négatif sur la planète ?

Selon une étude de l’Université d’Oxford, la production d’un verre de lait de vache produit presque trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les « laits » végétaux. En ce qui concerne l’utilisation des terres, la différence est encore plus marquée !

D’après cette analyse, la production d’un verre de lait de vache par jour pendant une année nécessite 650 m² de surface agricole, soit l’équivalent de deux terrains de tennis et plus de 10 fois plus que la même quantité pour produire du « lait » d’avoine.

La production de « lait » d’amande nécessite quant à elle plus d’eau que celle du « lait » de soja ou d’avoine. Un seul verre nécessite 74 litres d’eau – plus qu’une douche. Le lait de riz est également relativement gourmand en eau, nécessitant 54 litres d’eau par verre. Il convient cependant de noter que le « lait » d’amande et le « lait » de riz nécessitent tout de même moins d’eau que pour la production d’un verre de lait de vache !


La production alimentaire/agricole est responsable d’un quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre produites par l’homme, contribuant au réchauffement climatique, selon le Dr Joseph Poore de l’Université d’Oxford. (NDLT : Une calculatrice est disponible sur l’article de la BBC pour calculer l’impact de certains aliments du quotidien !)

La recherche a également révélé que la viande et les autres produits d’origine animale étaient responsables de la plupart des émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation, bien qu’ils ne fournissent qu’un cinquième des calories consommées.

Les gens ont tendance à sous-estimer les émissions de gaz à effet de serre provenant des aliments, et le lait de vache ne fait pas exception à la règle, selon les recherches du Dr Adrian Camilleri, psychologue à la University of Technology de Sydney:

« Les émissions de gaz à effet de serre provenant du lait de vache sont environ 30 fois plus élevées que ce que les gens estiment », a-t-il déclaré à BBC News. « Je pense que la plupart des consommateurs sous-estiment les émissions de gaz à effet de serre économisées en passant du lait de vache au « lait » végétal comme le « lait » de soja. »

Les ventes d’alternatives végétales au lait de vache augmentent plus rapidement au Royaume-Uni que les ventes de lait de vache, selon les études de marché « Mintel ». Les recherches d’alternatives au lait de vache forment par ailleurs un pic en janvier au Royaume-Uni – en particulier le « lait » de soja et le « lait » d’amande.

Les producteurs de « lait » d’avoine sont récemment entrés sur le marché britannique, ce qui a donné un regain d’intérêt à cette alternative. Il en résulte qu’aucun autre pays au monde n’a manifesté un plus grand intérêt pour le lait d’avoine que le Royaume-Uni au cours des 12 derniers mois.

L’an dernier, un nombre record de 50’000 personnes se sont inscrites à la campagne Veganuary pour vivre sans produits animaux pendant un mois. Cependant, la popularité croissante du véganisme s’étend au-delà de janvier. Les recherches sur le véganisme ont doublé au cours de la dernière année !

Mais dans quelle mesure la tendance des « régimes végétaux » se traduit-elle par des chiffres réels ? Il y a environ 540’000 végétaliens au Royaume-Uni, selon une étude réalisée en 2016 par la Vegan Society, qui les estimait à 150’000 en 2006.
Pourtant, certains organismes agricoles sont critiques à l’égard de l’idée du mouvement Veganuary :

La campagne ignore le fait que l’élevage ovin au Royaume-Uni  » travaille en harmonie avec notre environnement, nos paysages et notre écologie humaine « , selon la National Sheep Association.

La viande rouge provenant du bétail élevé sur l’herbe est différente de l’élevage intensif, a également déclaré Phil Stocker, directeur général.

« Certaines personnes semblent déterminées à dépeindre les moutons comme un ennemi mondial, mais il s’agit en fait d’une technologie renouvelable de pointe et d’une forme efficace de gestion productive des terres respectueuse de la planète « , a-t-il ajouté.

Conclusion

Nous en sommes arrivés à la fin de la traduction de cet article !

Vous aurez remarqué que la grande partie de ce qui y est présenté est basée sur des données scientifiques/statistiques, alors que les dernières lignes proviennent d’une « association » dont l’opinion est loin d’être neutre et basée sur des faits scientifiques. Je vous laisse donc vous faire votre propre opinion à ce sujet 😉

J’espère tout de même qu’il vous aura permis de réfléchir à l’impact de votre consommation de produits laitiers sur l’environnement (le beurre et le fromage sont encore plus gourmands en eau, terre etc., étant donné qu’ils nécessitent encore plus de lait pour leur production). Greenpeace et le GIEC appellent d’ailleurs à une réduction drastique de la consommation des produits animaux dans leur totalité si l’on souhaite atteindre les objectifs nécessaires pour freiner le dérèglement climatique !

Sans compter, par ailleurs, les conséquences de plus en plus décriées sur la santé… Nous sommes les seuls mammifères non-sevrés à l’âge adulte, qui consomment du lait maternel d’un autre espèce qui plus est. En outre, une bonne partie de l’Humanité est intolérante au lactose passé l’enfance. C’est assez criant non ? Il est tout à fait possible d’atteindre son quota de calcium en ne consommant que des produits végétaux (les légumes crucifères à feuilles vertes sont au top pour cela !), alors autant passer aux « laits » végétaux, non ?

Et je ne peux pas vous quitter sans vous rappeler qu’une vache ne produit pas du lait dès sa naissance : Comme tout mammifère femelle, elle doit être inséminée et mettre bas pour produire du lait ! L’industrie laitière n’est absolument pas un modèle d’éthique et de respect envers les animaux :

Arrêtons donc de voler leur nourriture aux veaux et passons à des alternatives végétales ! 
N’achetez bien entendu que du « lait » végétal bio pour qu’il soit vraiment le plus respectueux de l’environnement possible et c’est encore mieux si vous le préparez vous-mêmes ! Plus sympa pour votre porte-monnaie, et en plus de cela vous pouvez vous fournir dans votre magasin en vrac préféré de graines et noix locales et bio (graines de tournesol ; cerneaux de noix ; avoine ; lin etc.) : recette ici: www.jujube-en-cuisine.fr/laits-vegetaux-maison

À tout bientôt pour un prochain article !

Cloé Dutoit