DE LA VIANDE DANS MON DENTIFRICE?

Ces produits qui contiennent de la viande oklm

À moins de choisir un dentifrice goût bacon, rien n’indique que ce produit d’hygiène contienne de la bidoche… et pourtant! Comme la pâte à dents, de nombreux cosmétiques et aliments à priori végétariens intègrent des substances d’origines animales sans que les consommateurs soient vraiment au courant.

Sécrétions de volatiles, sang de porc ou de bœuf, poudre d’os, peau ou huile d’animaux exotiques, ces ingrédients issus des bestiaux sont partout, souvent plus pour des raisons de coût que pour des impératifs chimiques.

Voici une liste non exhaustive de certains de ces produits du quotidien qui sont aussi peu végétaliens que Nusret, le boucher favori des Internets.

 

Le dentifrice

La majorité des dentifrices vendus dans le commerce contiennent de la gélatine de porc, en faible quantité certes, mais il y a des perspectives plus charmantes que de se frotter les quenottes 3 fois par jour avec les restes de « Babe, le cochon devenu berger ». Les dentifrices BIO sont normalement exempts de produits carnés.

L’adoucissant pour lessive

Qui l’eut cru, l’ours Cajoline et les centaines de figurants qui jouent dans les pubs pour adoucissant se frottent le visage dans des draps imbibés de graisse de bœuf et de mouton. C’est très résumé, mais au final, pas si éloigné de la réalité.

Les shampoings

Lanoline, ça rime avec églantine mais on est loin d’être en présence de pétales odorants. La lanoline, présente dans de nombreux shampoings, n’est autre que la graisse que les moutons sécrètent et qui imprègnent leur laine. Étrange bizarrerie, le shampoing c’est simplement remplacer le sébum humain par celui d’un capriné.

Les savons

Non le tallowate (de sodium) n’est pas l’unité de mesure énergétique en vigueur sur Tatooine mais un sel de suif saponifié qui est composé de soude et de graisse de ruminants, de bœuf principalement. Vous l’avez deviné, la majorité des savons industriels en sont truffés.

Le sucre

Pour obtenir une sucre blanc comme neige, certaines marques utilisent du charbon d’os. Pour le sucre roux industriel, on teint le sucre blanc avec de la carmine, autrement dit, des puces de cochenille réduites en poudre. Alors ce café, avec ou sans sucre?

…et par extension, les bonbons!

En plus de la poudre d’os et celle d’insectes, rajoutons encore de la gélatine de porc… ou de poisson pour raison de religion. Heureusement, on trouve aujourd’hui un large choix de bonbons véganes qui, pour notre plus grand désespoir, sont clairement moins caoutchouteux que les confiseries classiques pleines d’animaux.

L’alcool et les jus de fruits

Pas tous, évidemment, mais ces breuvages nécessitent une étape de filtration qui induit souvent l’utilisation de gélatine, de blanc d’œuf, de caséine, de lait ou même de colle de poisson. Soyons clairs, ces substances d’origines animales ne se retrouvent pas dans le produit final… mais maintenant qu’on le sait, difficile de ne pas trouver un arrière-goût de flétan à son nectar de pêche.

Les sauces César et Worcestershire

Là, l’arrière-goût est plus que psychologique puisque ces assaisonnements contiennent habituellement des anchois.

Les préservatifs

On ne s’y attendait pas, mais les capotes contiennent, hélas, des ingrédients issus du règne animal: les caséines, des protéines présentes dans le lait. On vous épargne la composition des lubrifiants, ok? Rassurez-vous, il existe désormais des capotes véganes!

Les viennoiseries

Pain au chocolat ou chocolatine, peu importe le nom qu’on leur donne, les produits de boulangerie peuvent contenir de la cystéine qui provient des plumes de volailles.  Ah oui, et parfois, le beurre est remplacé par du saindoux.

Les médicaments

Oui vous l’avez, l’enrobage gélifié, encore de la gélatine!

L’arôme vanille

La vanille c’est cher et ça vient de loin, alors parfois, on remplace cette épice exotique par du castoreum, une sécrétion anale produite par les castors. Exact, c’est du pur jus de pompon de rongeurs et en plus on trouve ça bon.

Qu’on soit vegan, végétarien ou omnivore, peu importe, on est en droit de savoir ce qu’on ingurgite. Il serait grand temps que les industries alimentaires et cosmétiques indiquent clairement ce qu’elles utilisent comme ingrédients, non?

Leïla Rölli