LES PAILLETTES: JOLI… MAIS PAS ECOFRIENDLY!

Message à caractère informatif à l'approche d'Halloween

C’est la saison des citrouilles et des tutos maquillages d’épouvante… Halloween arrive avec ses grandes bottes pailletées… et c’est l’environnement tout entier qui est effrayé.

Vous l’avez peut-être remarqué, depuis quelques semaines, les zombies, squelettes et autres sirènes tout droit sorties du Styx ont envahi les réseaux sociaux. Entre faux sang et cicatrices en latex, une tendance semble se renforcer d’année en année: ces monstres sont recouverts de paillettes, sequins et pastilles holographiques, pour ajouter du glam’ à la fête d’Halloween.

Mais si le rendu est plutôt esthétique, il est loin d’être écologique.

Paillettes, avec un P… comme pollution

Pourquoi ce pamphlet anti-paillettes? Je n’ai rien contre les fêtes, au contraire, mais elles sont souvent le prétexte idéal pour balancer nos bons principes à la poubelle… comme cette vaisselle jetable estampillée de citrouilles et araignées qui colle parfaitement à la thématique et qu’on n’utilisera qu’une seule soirée.

Les paillettes sont encore plus sournoises. Elles sont, pour la plupart, composées de plastique:  polytéréphtalate d’éthylène (PET), de polyéthylène (PE) ou de polypropylène (PP) et d’aluminium… ça, c’est pour le côté « shiny ». Un cocktail quasi indestructible qui mettra des décennies à se dégrader et chargera sols et eaux en perturbateurs endocriniens. Une pollution qui se classe dans la famille des micro-plastiques non biodégradables, ces morceaux de moins de 5 mm qui constituent 85 % de la pollution mondiale.

Un déchet incontrôlable

Le principal problème de cette poussière brillante est qu’elle se faufile partout, même à travers les systèmes de filtration d’eau. Lorsque la fête est finie et qu’on prend une douche pour éliminer ces micro-confetti, ces derniers filent dans les canalisations et bon nombre d’entre eux franchissent les filtres des stations d’épuration.

Malgré leur petite taille, les paillettes font bel et bien partie des 8 millions de tonnes de déchets plastiques qui finissent dans les eaux du globe chaque année, empoisonnant au passage la faune aquatique qui les confond avec du microplancton.

Une alternative?

Que les licornophiles se rassurent, il existe des paillettes vertes. Il faut chercher, mais ça se trouve. Choisissez un produit exempt de plastique et réellement ecofriendly, en évitant les plastiques dit biodégradables qui ne font que disperser les molécules de plastiques encore plus vite.

Des exemples parmi d’autres, Projekt Glitter ou Eco Glitter Fun, des produits vraisemblablement biodégradables, à base de cellulose, « pour ravers conscients », selon le slogan.

Leïla Rölli